Les toiles de Plan B peuvent être lues comme le récit de la dématérialisation progressive de mon ancienne vie en Tunisie, qui devient virtuelle au fur et à mesure que je m’en éloigne, aussi comme le récit de mon arrivé dans à Montréal, environnement encore virtuel pour moi, n’y vivant que depuis peu. Les sources photographiques utilisées sont celles d’un ami proche pris en photo chez lui et grâce à qui j’ai pu partir, un passant de l’avenue Bourguiba où je passais beaucoup de temps, la photographie trouvée dans la presse locale des vendeurs de fleurs de la même avenue où j’ai acheté un bouquet le jour de mes fiançailles, une rose du jardin de ma mère, mes deux neveux en vacances, le portrait du Premier ministre de la Culture post-révolution, le premier achat vestimentaire de mon épouse à Montréal, mon nouveau quartier à Montréal, la photo de Sam Hamad dans le journal Metro, etc.
Ce travail réalisé dans le cadre de ma recherche doctorale s’appuie sur une pratique initiée longtemps avant sa théorisation. Il a conduit à la conceptualisation du statut pseudo-subjectif d’un geste à la fois réalisé par la peinture et le logiciel : homothétie, découpage, allongement, remplissage, choix de couleur, etc., qui aboutissent à des dislocations, des déformations, des échappées de matérialité. La matérialité paradoxale devient lumière, parfois couleur pure.

huile sur toile, 2 éléments, 162,5 x 237,5 cm

huile sur toile, 162,5 x 122 cm

huile sur toile, 101,8 x 104 cm

huile sur toile, 122 x 311 cm

huile sur toile, 101,8 x 320 cm

huile sur toile, 6 éléments, 126 x 370 cm

Photo Guy L’Heureux

Photo Guy L’Heureux

Photo Guy L’Heureux

Photo Guy L’Heureux

Photo Guy L’Heureux

huile sur toile, 60,5 x 50,5 cm

huile sur toile, 76,2 x 63,5 cm

huile sur toile, 61 x 210 cm

huile sur toile, 164,5 x 101,5 cm

huile sur toile, 61 x 210 cm