Texte

/Démarche

Je cherche à travailler à partir d’une dualité opposant orient et occident, là où s’affrontent deux manières d’être au monde, deux formes du savoir via des appareils techniques et de discours différents. Je considère cette opposition structurelle et nécessaire, prix de l’interconnexion.

Je m’intéresse à la Tunisie comme archétype des pays en voie de développement, anciennement colonisés, et où la politique est en effervescence.  Que peut-elle nous appendre ? Quels secrets va-t-elle nous révéler ?

N’ayant pas été industrialisés, ces pays ne portent pas la responsabilité du ravage écologique. La précarité y impose des modes de vie contrastés. Mais souvent modeste, obligeant certains à se contenter de peu, de la frugalité, d’autres à fuir à tout prix. Je veux avec ma peinture promouvoir une vision du monde simple, mais oubliée, loin de la lumière et de la déraison de certain pays industriels.

Ma peinture  s’encre donc dans un contexte politique sans en faire pourtant son objet. Elle fonctionne plutôt comme un langage bredouillant, parfois non articulés, prend des orientations claires, mais aussi paradoxales. Elle rêve non discriminante, allant du sens au non sens, de l’espace virtuel numérique au paysage, du corps à la matérialité organique, puisant dans les signes du présent, comme dans ceux du passé et du futur. L’abstraction y  répond à la figuration, englobe geste expressifs, tendance conceptuelles, envies décoratives.

Je puis dans un monde intime et opaque, fait d’images frontales. Convaincu qu’englué dans ce moi, je ne serais pas capable de vues globalisantes, que ma pensée demeure à tout point de vue privée de hauteur, de recul, que la hauteur même n’est qu’un leurre éphémère, je me contente de ma pulsion vitale et de son mystère en moi-même. Par là, j’espère tout autant que le dénoncer, jouer avec la désuétude de notre individualisme.

Je prends le risque de jouer une trajectoire improvisée contre la pensée articulée, l’oralité contre le savoir. Parce que l’oralité est ce qui nous touche le plus au corps, nous traverse émotionnellement, pré subjectivement.

H.G 2021

Végétal (2018)

Hédy Gobaa uses his immediate surroundings as his subject matter. Gobaa presents recognizable flora in a disembodied context, and the result is at once familiar and jarring. As of late and in this exhibition, he paints flowers found on walks in his neighbourhood, and others that he purchases at various florists. His production techniques are involved: He gathers or buys these flowers, photographs them extensively, and then selects and distorts about five percent of the collected images in Photoshop. He then takes a few of these warped digital images, projects them on a wall, and paints from that representation. The images are translated many times before they arrive at anything approximating the resulting paintings.

Gobaa uses digital editing to create the abstractions, what he calls the “realistic illusions” that populate the canvases. Yet there are recognizable flowers in the paintings in this exhibition: Pink carnations bloom in one work, their frilled petals at first burst forth in many shades of bright pink. Upon closer inspection, these petals dissolve into the unexpected geometry of squares and triangles. In another painting, the heads of carnations, seemingly from the same bunch as the ones previously detailed, foreground streaks of hot pink, red, white and black. The background colours are derived

from the colours of the petals, stamens, and stems, and form is reduced to colour and texture. The backgrounds in these works are extensions of the foregrounds, and vice-versa.

What Gobaa is trying to show the viewer is that painting depicts derealized objects rather than actual ones, like his renderings of flowers. The photographic representations are digitally flattened versions of what once was, and perhaps what no longer is: The paintings perform a high tech memento mori. Reproductions of these works are more photorealistic than the paintings themselves. Stand before one of these large works and you see the brushstrokes, it may be easier to understand his artistic intent.

These paintings are reminiscent of the complicated, emotive works of Gerhard Richter, who can paint an abstract canvas that is challenging and interesting, followed by a hyperrealistic portrait that is seemingly devoid of brushstrokes. Unlike Richter, Gobaa’s works manage to synthesize and unify many different styles on a single picture plane, creating works that are uniquely his own.

Text by Marsha Taichman

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s