Pour toujours entre la vie et la mort, j’aime que les personnages de mes peintures aient l’allure de statues antiques brisées ou exposées au musée. Certains corps sont tronqués, d’autres sont posés sur des présentoirs, traversés de tiges, ou encore accrochés. Ces statues-corps recomposées sont alors aussi des poupées, jouets du destin. Comme dans la mythologie, mes personnages obscurs, entre l’humain et l’animal, sont l’objet d’une machinerie cosmique avec laquelle ils se débattent.
L’occulte, comme pratique, veut pouvoir agir sur le destin, influer sur ce qui n’est pas contrôlable : la passion, l’amour, la peur, afin d’étendre nos pulsions, nos désirs, à l’infini. Ces corps qui sont statufiés et intemporels en quelque sorte, raconte un monde sensible, relationnel et intime, où toute fin rejoint le commencement, de la naissance à la mort. L’amour infini.










huile sur papier, 60 x 50 cm

huile sur papier, 60 x 50 cm

huile sur papier, 60 x 50 cm