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2019 Venus & Venus

Pour toujours entre la vie et la mort, j’aime que les personnages de mes peintures aient l’allure de statues antiques brisées ou exposées au musée. Certains corps sont tronqués, d’autres sont posés sur des présentoirs, traversés de tiges, ou encore accrochés. Ces statues-corps recomposées sont alors aussi des poupées, jouets du destin. Comme dans la mythologie, mes personnages obscurs, entre l’humain et l’animal, sont l’objet d’une machinerie cosmique avec laquelle ils se débattent.

L’occulte, comme pratique, veut pouvoir agir sur le destin, influer sur ce qui n’est pas contrôlable : la passion, l’amour, la peur, afin d’étendre nos pulsions, nos désirs, à l’infini. Ces corps qui sont statufiés et intemporels en quelque sorte, raconte un monde sensible, relationnel et intime, où toute fin rejoint le commencement, de la naissance à la mort. L’amour infini.

Olympia

Olympia combine au départ corps nu et végétaux, et se réfère probablement aux œuvres de Gauguin en Polynésie, notamment l’allégorie D’où venons nous, où allons-nous. On y voit des corps à moitié nus en lisière de forêt. Le tableau parle de la traversée de la vie, de la naissance à la mort, et au centre, il y a Ève. Gauguin se réfère lui-même à l’art autochtone polynésien, mais aussi à l’art égyptien, aux allégories bibliques, etc. J’ai voulu m’approprier cette vision primitive du paradis, toujours énigmatique et fascinante. L’Éden, aussi bien que l’Olympe, au bout du monde, sont inaccessibles. Cette traversée, j’ai voulu la voir comme un effort sportif : plus parcours d’obstacle que traversée ; luttes intimes contre soi-même et pour les autres. L’effort produit des intensités variables, des forces de contradictions et de contractions, d’étirements, des chutes, des aveuglements, des démembrements.

Olympia/venus&venus

Le travail de cette année se divise en trois séries. La première aux dominantes bleu azur/bleu écran, consiste à interroger mon environnement immédiat. À Montréal, pourquoi  continuer à percevoir les signes de la périphérie, l’extérieur, le passé, l’au-delà ?

La seconde, nous place entre la vie et la mort. Les personnages ont l’allure de statues antiques brisées ou exposées au musée. Certains corps sont tronqués, parfois c’est la tête, d’autres sont posés sur des présentoirs, traversés de tiges, ou encore accrochées. Ces statues-corps sont aussi des poupées, jouet du destin. Comme dans la mythologie, mes personnages entre l’humain et l’animal sont l’objet d’une machinerie cosmique avec laquelle ils se débattent.

Enfin, la dernière série dans les tons roses/verts, cherche à relier le corps à la terre, à un monde floral, végétal et paradoxalement éthéré.

Dessinssss

Huiles sur papier

Peintures 2005-2011

Végétal 2

2010

2011

2014-2016